Auprès de mes Ceps : Le Blog du Domaine Berthelemot

19 juin 2017

Un beau portrait de Brigitte Berthelemot dans le Bien Public

Le journal Le Bien Public, dans son édition du 17 juin 2017, publie un portrait de Brigitte Berthelemot.



Le journaliste Thibault Simonnet écrit :

"Originaire de la région parisienne, Brigitte Berthelemot a racheté, à 53 ans, huit hectares de vignes et a créé le domaine Berthelemot.


"J'ai réalisé un rêve ancien et tenace. Je m'y suis beaucoup accomplie, épanouie." Pour Brigitte Berthelemot, qui dirige le domaine éponyme à Meursault, depuis dis ans, la vocation de devenir viticultrice était ancienne. "Quand j'étais enfant, on habitait dans les Hauts-de-Seine, je me souviens de mon père qui passait tous ses week-ends à jardiner. Il avait un vrai don."

 "J'ai attendu mon heure"

Le vrai déclic se produit à 35 ans, en plein hiver, pour celle qui a grandi en région parisienne. "Un de mes oncles était propriétaire de vignes dans le Mâconnais (Saône-et-Loire) et nous nous y étions rendus en famille. Il faisait un froid horrible, il n'y avait aucune végétation. Nous étions ensuite allés à Tournus chez un restaurateur qui nous avait ouvert son plus beau flacon, que nous avions partagé ensemble. C'est là que je me suis dit : "Si un jour, je peux être vigneronne, c'est ce que je ferais". La première formation vitivinicole de Brigitte Berthelemot s'effectue loin de la Bourgogne. Elle étudie pendant trois ans en alternance au lycée agricole d'Amboise (Indre-et-Loire). "Je faisais les trajets entre Paris et Amboise, mais j'ai appris énormément. J'ai failli reprendre des vignes dans le val de Loire en 1992, mais j'ai renoncé à prendre un domaine. J'ai attendu que mon heure vienne." Cela viendra quatorze ans plus tard pour cette maman de quatre enfants. "Quand ma dernière fille a quitté la maison, mon mari m'a dit : "Vas-y, je te soutiendrai." Il fallait que je trouve des vignes, cela s'est fait par relation avec Yves Darviot, vigneron à Beaune, qui m'a présenté Jean Garaudet, vigneron à Pommard. J'ai été conquise par le parcellaire et j'ai racheté les vignes en 2006."


Vers la biodynamie

"Contente de l'équilibre parcellaire qui a été trouvé en dix ans", Brigitte Berthelemot veut désormais passer en bio puis en biodynamie. "Le bio est obligatoire avant d'arrêter de mettre des produits de synthèse. Je souhaite passer le plus vite possible en biodynamie. Un test va être effectué cette année sur une parcelle de Puligny-Montrachet Levrons."

Après dix ans à Meursault, le domaine a su se faire une place pas à pas. Brigitte Berthelemot a notamment reçu le soutien de l'association Femmes et vins de Bourgogne, qui regroupe trente-neuf vigneronnes de toute la Bourgogne. "Ce réseau m'a beaucoup soutenu, car il n'y a pas de concurrence entre les femmes. Quand j'avais une question technique, j'avais toujours quelqu'un pour me répondre". Et d'ajouter : "L'aboutissement, c'est quand on m'a demandé d'offrir le prix de la Paulée 2016 au journaliste et écrivain François Busnel. C'est un signal d'intégration favorable de la part de la communauté murisaltienne".

A 63 ans, Brigitte Berthelemot songe à passer la main un jour. "J'ai un fils qui vient de finir le BPREA (Brevet professionnel de responsable d'exploitation agricole) à Beaune et qui aura toutes les qualités pour reprendre à terme car en matière de marketing commercial, je commence à être vieillissante, tout comme pour travailler dans les vignes."


8 C'est le nombre d'hectare du domaine, sur six appellations.

45000 bouteilles sont produites en moyenne chaque année.

"On est plutôt à 23 000 depuis trois-quatre ans", concède Brigitte Berthelemot.


Difficile de vinifier l'appellation pommard ?

"On a plus de progrès à faire sur les rouges que sur les blancs", explique Brigitte Berthelemot, qui fait notamment référence à l'appellation pommard. "Il est difficile de vinifier les pommards, car il y a un glissement de la production à boire des vins plus jeunes. Avant, on gardait les pommards pendant 10 ans, là on se positionne au milieu, on n'a pas encore abouti à la meilleure expression. Je pense également qu'il ne faut pas uniquement se plieur aux exigences du marché? C'est une réfléxion compliquée".

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